Le plongeon

Ce qu’est le plongeon :
Le plongeon est classé comme un art autant qu’un sport. La beauté et la grâce doivent s’ajouter au geste de force et d’agilité lorsque le corps se déplace dans les airs. Le plongeon peut même être considéré comme un sport extrême, les plongeurs devant exécuter en quelques secondes plusieurs vrilles et rotations dans différentes positions, et ce, à partir d’un tremplin de 1 m, de 3 m ou de plates-formes de 5, 7.5 ou 10 m. À partir de la tour de 10 m, les plongeurs peuvent même atteindre l’eau à une vitesse de 50 km/h. Le plongeur ou la plongeuse doit alors faire preuve d'une grande conscience de son corps dans l'espace.


Origine :
Le plongeon a été popularisé par les Suédois et les Allemands aux XVIIIe et XIXe siècles. Son développement a d'ailleurs été inspiré des fondements de la gymnastique qui était pratiquée en Suède et en Allemagne. Les premiers plongeurs étaient surtout des gymnastes qui préféraient s’entraîner en atterrissant dans l’eau plutôt que sur un plancher dur.

Le plongeon de compétition a débuté en Grande-Bretagne dans les années 1880. À l’époque, on appelait cette discipline sportive du « plongeon de fantaisie », en raison des mouvements de gymnastique, tels les culbutes et les vrilles, qu'elle contenait. Pendant un certain nombre d’années, des concours distincts ont été organisés pour le plongeon ordinaire et celui dit de fantaisie. À la fin du XIXe siècle, un groupe de plongeurs suédois s'est rendu en Grande-Bretagne pour réaliser plusieurs démonstrations, ce qui a stimulé la formation de la première organisation de plongeon, la Amateur Diving Association, en 1901.

Le plongeon masculin a été inscrit au programme olympique pour la première fois en 1904, tandis que le plongeon féminin a fait son apparition en 1912. Les Jeux olympiques de 1908, à Londres, comprenaient une compétition complète de « plongeon de fantaisie » à partir de la plateforme et d’un « plongeoir élastique ». Le « plongeon ordinaire » féminin est venu s’ajouter au programme des Olympiques de 1912, et le « tremplin » a été inscrit au programme en 1920. La première tour en béton destinée au plongeon a été érigée au stade de natation de Tourelles, à l’occasion des Olympiques de Paris de 1924.

Deux nouvelles épreuves ont été ajoutées au programme olympique en 2000, tant chez les messieurs que chez les dames : le plongeon synchronisé de la plate-forme et du tremplin. Il s'agit d'épreuves dans lesquelles deux plongeurs ou plongeuses quittent la plate-forme ou le tremplin en même temps et plongent simultanément.


Que signifient les numéros des plongeons?
Chaque plongeon a un numéro codé de trois ou quatre chiffres ainsi qu'une lettre-code. Consultez la liste des numéros de plongeon ainsi que leur coefficient de difficulté : français | anglais

1) Le premier chiffre indique la direction de la rotation :

  • 1 : Avant
  • 2 : Arrière
  • 3 : Renversé
  • 4 : Retourné
  • 5 : Vrille
  • 6 : En équilibre

2) Le deuxième chiffre indique la position initiale durant le vol :

  • 0 : position non spécifiée
  • 1 : plongeon en vol

3) Le troisième chiffre indique le nombre de 1/2 saut périlleux

4) Le quatrième chiffre indique le nombre de 1/2 vrille

5) La lettre indique la position :

  • A : droite
  • B : carpée
  • C : groupée
  • D : libre

Ainsi, le plongeon 5152 B se traduirait comme suit : double saut périlleux et 1/2 avant avec 1 vrille en position carpée.

Toutefois, pour un plongeon en équilibre, le code se traduirait ainsi :

  1. 1er chiffre : 6 (invariable)
  2. 2e chiffre : indique la direction de la rotation :
    1. Avant
    2. Arrière
    3. Renversé
    4. Retourné
    5. Vrille
    6. En équilibre
  3. 3e chiffre : indique le nombre de 1/2 saut périlleux
  4. 4e chiffre : indique le nombre de 1/2 vrille

Ainsi, le plongeon 6162 C se traduirait comme suit : équilibre et triple saut périlleux avant avec 1 vrille en position groupée.


Les points considérés par les juges
Lors du plongeon de l'athlète, les juges évaluent :

  1. La position de départ sur le tremplin
    Corps droit, tête haute, bras droits le long du corps ou au-dessus de la tête.
  2. La marche
    Elle doit être souple, droite et sans hésitation.
  3. Le départ
    Il doit être raisonnablement haut et confiant, avec marche ou réalisé sur le bout du tremplin.
  4. L'envol
    Évaluation de la qualité des positions, des rotations et des vrilles dans les airs.
  5. L'ouverture et l'entrée à l'eau
    Elles doivent être verticales, sans éclaboussure, le corps bien droit, les jambes et les pieds ensemble.


Comment regarder le plongeon
On doit surveiller trois phases principales :

  1. La position de départ, l'approche et le départ
    a) lisse, bien équilibrée
    b) un saut en hauteur à partir du tremplin ou de la plateforme
    c) à peu de distance du plongeoir
  2. Exécution pendant le vol
    a) vitesse de la rotation
    b) position correcte
    1. Groupée : les genoux pliés, les hanches resserrées, les mains sur la partie inférieure des jambes, les genoux et les pieds ensemble, les orteils en pointe.
    2. Carpée : le corps plié aux hanches, les jambes droites et ensemble, les orteils en pointe.
    3. Droite : le corps droit sans plier ni aux genoux, ni aux hanches, les pieds en pointe.
  3. Entrée à l'eau
    a) l'angle de l'entrée à l'eau : devrait être vertical
    b) distance du tremplin
    c) l'alignement du corps, de la tête et des bras
    d) la quantité d'éclaboussements


Comment les notes sont calculées

  • Chaque officiel membre du panel peut allouer jusqu'à 10 points.
  • Dans les épreuves individuelles, un panel comprend 5 ou 7 officiels, en plus d'un juge-arbitre. Si le panel a 5 officiels, on enlève la note la plus haute et la plus basse des notes allouées. Si le panel a 7 officiels, on enlève les deux notes les plus hautes et les deux notes les plus basses.
  • Dans les épreuves synchronisées, un panel comprend 9 officiels, en plus d'un juge-arbitre. Parmi ces 9 officiels, quatre d'entre eux jugent l'exécution des plongeons par les athlètes (soit deux juges par plongeurs), et les cinq autres évaluent la synchronisation. On enlève la note la plus haute et la plus basse des notes allouées pour la partie exécution, en plus de la note la plus haute et la plus basse des notes allouées pour la partie synchronisation.
  • Les notes restantes sont additionnées.
  • Ce total est ensuite multiplié par le coefficient de difficulté du saut.

Exemple :
Attribution des 5 officiels : 8, 7, 7, 7, 6.5 = 21
Total X coefficient de difficulté (c.d.) = marque (21 x c.d. 2.0 = 42 points)